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Oyez, oyez !
:-)
Me revoilà donc pour une deuxième note relatant mes aventures patagoniaques! Eh oui le massif du Fitz Roy ainsi que son nom l'indique..., est bien en Argentine, dit aussi Cerro Chalten, un lieu sacré aux yeux des indiens Tehuelches qui l'ont surnommé ainsi (la montagne qui crache de la fumée) en raison des nuages qui ont la manie de s'accrocher à sa cime de manière quasi permanente, ce qui fit longtemps croire à un volcan .. mais que nenni! Il s'agit d'une aiguille granitique! Donc! quand vous avez rendez-vous avec une éclaircie, le mot d'ordre est : dégaine ton appareil-photo, ce que bien sûr je fis, c'est beau non ?
Le lendemain matin, les jambes à peine remises du périple de la veille, j'ouvrais les rideaux de ma chambre d'hôtel et admirait le panorama, je ne me doutais pas encore que celui que finalement je n'avais jamais vu la veille était juste là à me narguer, sous mon nez! El Fitz Roy dans toute sa splendeur!
Au programme de cette magnifique journée un Ice-trek sur le glacier Viedma, départ pour le lac du même nom où un bateau allait nous y conduire. Armés de nos crampons, entourés de nos guides, nous voilà partis sur la glace. Entre crevasses, blanc immaculé, dévers un brin flippants, le trek s'achève par un bailey's, glace pilée, garantie 100 % glacier!
Le lendemain les caprices du temps étaient à nouveau au rendez-vous... Je me dis que j'ai vraiment eu de la chance d'avoir un jour de beau ! La journée fut à nouveau mouvementée météorologiquement parlant! Mais j'avais pris le pli!
FIN
Sitôt arrivée à Buenos Aires je m'envole pour Ushuaia, ce nom m'a toujours fait rêver, je ne suis pas la seule, N. Hulot et d'infâmes produits de douche exploitant déjà le fantasme véhiculé par cette terre du bout du monde
L'arrivée en avion est spectaculaire, l'on survole à très basse altitude la Cordillère Darwin avant que l'avion ne plonge en direction de la mer pour atteindre la piste d'atterrissage de l'aéroport situé sur une péninsule proche du centre-ville.
Ushuaia 54°46' de latitude sud (46'000 habitants) est la ville la plus australe du globe, ce privilège l'a rend inévitablement très touristique mais très vite j'y ai trouvé mes marques et apprécié me promener dans ses rues très pentues! Un vrai petit San Francisco. Les maisons ont des airs de maisonnettes, demeures traditionnelles fuégiennes aux façades de tôles peintes de toutes les couleurs. Tout y est petit, y compris les jardins. Certaines sont adorables. Les Ushuaiens sont très chaleureux, je les comparerai à un peuple de montagnards marins, tant ces deux aspects sont présents là-bas.
Au programme une sortie en mer sur un catamaran pour une balade sur le canal Beagle qui sépare l'Argentine et le Chili qui nous conduit, nous étions 8 à bord, le long de quelques îlots où on élu domicile lions de mer et cormorans puis sur l'ìle H (ainsi nommée en raison de sa forme) sur laquelle nous faisons un trek d'une heure par un temps qui change toutes les 5 minutes, pluie, neige, soleil, vent à décorner les yacks, tout y passe! Cette île qui abrita jadis les indigènes Yamana dont j'ai déjà parlé dans une précédente note. Difficile d'imaginer les conditions de vie extrêmes pour ce peuple qui devait affronter des froids sibériens!
Le lendemain départ pour un long trek qui nous emmène dans le parc national "Terre de Feu". Magnifique balade sur le plus beau sentier du parc "Senda Costera" entre les côtes déchirées du canal Beagle et une superbe forêt. Le temps toujours aussi changeant nous a proposé averse de pluie, neige mais aussi quelques rayons de soleil fort bienvenu, histoire de faire sécher un peu l'appareil-photo qui a dégusté!
Le trek se termine par la traversée en pirogue canadienne de la rivière Lapataia, moment magique de calme et de silence, juste le son de la pagaie, et des grands yeux ouverts pour n'en pas perdre une seule miette. Fin du canotage dans la superbe Baie Lapataia où se termine également la Ruta 3 qui empruntée dans l'autre sens nous conduit directement à Buenos Aires à quelques 3100 km!
J'ai eu aussi un petit coup de coeur pour un adorable chat tout noir qui fut le premier être vivant à me manifester autant de sympathie à Ushuaia. C'était forcément un signe qui me disait que Oui je me sens bien là-bas, au bout du monde!
Voilà pour cette première note! Il y en aura d'autres !
Les indiens Yamana (Yagán)
Le Yamana, inassimilable, "retourne avec délice à sa pirogue, sa vie indépendante et errante" (Hyades).
C'était les plus petits, avec une taille de 1,44 à 1,64m, avec le tronc, les épaules et les bras très développés par rapport à leurs jambes chétives. Ils étaient si peu habitués à marcher sur la terre ferme, qu'ils se tenaient toujours sur une jambe, puis sur l'autre, ne pouvant tenir en place, gênés, gauches, marchant courbés en avant, inquiets.
Indiens de mer, il utilisaient le harpon (de plusieurs sortes, selon l'objectif), la lance et la fronde, celle-ci avec une adresse incroyable. Par contre ils ne connaissaient pas l'arc.
Lucas E.Briges nous décrit : "Pour chasser des oiseaux et pécher, les yagans utilisaient des harpons avec un pointe en os, parfois de plus de trente centimètres de long, et multi barbelée. Pour décoller les coquillages, et même pour chercher les crabes, ils utilisaient des harpons de bois à quatre pointes. Par contre pour le plus gros gibier, ils utilisaient un grand harpon, pourvu d'une énorme pique d'os, d'une quarantaine de centimètres de long, fixée dans une rainure, à l'extrémité d'une canne d'environ cinq mètres de long, bien polie et taillée en pointe. Une courroie était fermement attachée à la tige, environ au tiers de la canne, du côté de la pique, de telle sorte que quand la pique pénétrait dans le corps du phoque, et parfois d'une baleine affaiblie, l'animal se projetait en avant et la tige se détachait, et entraînée par le courant, formait un angle droit avec la direction suivie par la victime, dont la vitesse était alors bien réduite, ce qui permettait à son poursuivant d'arriver avec son canot jusqu'à l'animal exténué, et de le transpercer à coups de lance, ce qui terminait la lutte. "
"Les femmes avaient leur propre méthode de pêche. Elles utilisaient des lignes tressées avec leurs cheveux ; près de l'appât, elles attachaient une pierre parfaitement ronde, par une rainure faite exactement pour retenir la ligne. Elles abaissaient le bord du canot, solidement amarré à une brassée d'algues, quasiment au niveau de l'eau, à partir d'où elles tenaient leurs lignes. Comme appât, elles utilisaient des queues de petits poissons, puis une fois englouti par l'infortuné poisson, elles tiraient la canne sans aucune secousse. Le poisson, inconscient du danger et ne voulant pas lâcher sa nourriture, s'y accrochait, et quand il n'était plus qu'à quelques centimètres de la surface, la main agile de la pêcheuse le saisissait et le jetait dans le panier destiné à cet usage."
Les coquillages représentaient un grande part de leur nourriture, mais étaient aussi utilisés pour faire des outils.
Alors qu'aucune tribu fuégienne n'a jamais pratiqué ni la poterie, ni le tissage, les Yamana étaient les meilleurs vanniers.
Les yamanas, comme les alakalufs, maintenaient en permanence un feu dans leur canot (sur un lit de sable). Que le feu vienne à s'éteindre, et c'était le risque de mourir de froid. Faire un feu dans leur abri était une de leurs premières tâches, une fois à terre.
Lucas Bridges nous enseigne que : "Les fuégiens obéissaient strictement à certaines pratiques sociales, et, bien que le vol et le mensonge étaient monnaie courante, accuser quelqu'un de menteur, de voleur ou d'assassin, était considéré comme un offense mortelle."
Quand une femme donnait naissance à une fille, dès le lendemain, même lors des hivers les plus rigoureux, elle prenait la nouvelle née sur son dos et entrait dans l'eau avec elle, s'immergeant jusqu'au cou.
Comme les femmes alakalufs, seules les femmes yamana savaient nager, et c'est elles qui conduisaient le canot.
Lucas E.Briges raconte : "... ils vivaient souvent à des endroits où, sur plusieurs kilomètres, il n'y avait aucune plage à partir de laquelle ils auraient pu mettre leur canot à la mer. Ils devaient alors mettre l'ancre à l'endroit le plus à l'abri possible ; c'est les femmes qui s'en occupaient : après avoir déchargé le canot, et que l'homme était allé chercher du bois pour le feu, la femme en quelques brasses, arrivait parmi les épaisses algues qui faisaient un brise-lames parfait ; d'une botte d'algues elles formaient une amarre pour le canot, qui restait ainsi fermement ancré. Une fois cette tâche accomplie, elle retournaient à terre à la nage, puis courraient se réchauffer et se sécher au feu dans leur hutte. Ces femmes nageaient comme le ferait un chien, et avançaient sans aucune difficulté parmi les algues. Je n'ai jamais vu un homme blanc qui soit capable d'intenter un exploit si dangereux. Elles apprenait à nager dès leur enfance : leurs mères les emmenaient avec elles pour les habituer. En hiver, lorsque les algues étaient recouvertes d'une fine couche de neige, il pouvait quand même arriver que les petites filles rendent plus difficile la natation de leur mère qui les portait sur la tête pour leur éviter les eaux gelées. "
Lucas E.Briges, parlant d'une indienne yamana : "... elle s'était mariée ensuite avec un jeune de dix-huit ans, qui était là à ses côtés. Elle avait alors près de cinquante ans. Cette différence d'âge au mariage était courante chez les yagans ; et même c'était conseillé, et pas seulement pour l'intérêt de l'homme plus âgé, sinon pour que le mari plus jeune puisse ainsi profiter d'une femme d'expérience, qui savait répondre à ses besoins, être de bon conseil, conduire le canot, l'aider comme une jeune fille n'aurait jamais pu le faire."
A Bariloche j'ai visité un musée qui retrace l'histoires des indigènes d'Argentine (à noter que le mot "indien" n'est pas le bienvenu là-bas).
De nombreuses photos étaient exposées que bien sûr on retrouve sur le net, ces clichés me fascinent


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Élève de Peterhans, associée avec Ellen Rosenberg sous le nom de "Ringl & Pit" elle ouvre en 1929 à Berlin un studio spécialisé dans la publicité. Elle suit les cours du Bauhaus en 1930, obtient un prix à Bruxelles et séjourne à Londres en 1933. Épouse de Horacio Coppola, elle s'installe à Buenos Aires en 1937 puis à Ramos Mejía en 43. Sa série de photomontages date de 1948. |
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Je ne pouvais quand même pas évoquer l'Argentine et ne rien dire sur El pibe de oro ... Maradona n'est de loin pas mon joueur préféré, vraiment pas! Mais bon il fait partie de ces humains charismatiques qui ne laissent personne indifférent! Alors Viva Argentina y el pibe de oro

Je ne pouvais bien sûr pas passer à côté du Tango! Ici une photo prise au Café Tortoni
Un superbe site où vous pouvez choisir un pays et même télécharger des fonds d'écran
Florilège ...
Au cœur des Andes de Patagonie, le lac Argentino est le plus vaste du pays avec 1 560 km2 d’eau libre. C’est sur ses rives que viennent mourir quelques-uns des quarante-sept glaciers du parc national de Los Glaciares créé en 1937, et inscrit depuis 1981 sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Lorsqu’ils se disloquent, ces géants donnent naissance à des icebergs d’une glace légèrement turquoise, parce qu’elle est ancienne et très dense. En fondant, ces blocs gelés confèrent aux eaux du lac une couleur d’un bleu laiteux caractéristique que les Argentins nomment dulce de glaciar, « crème de glacier ». Après l’Antarctique et le Groenland, le manteau glaciaire de Patagonie est le troisième plus important au monde. Cette étendue polaire a régressé de 500 km2 durant les cinquante dernières années, marquées par un réchauffement global de 0,6 °C. Upsala, le principal glacier du parc national, aurait reculé en moyenne de 60 m par an depuis soixante ans et le phénomène s’accélère. Le retrait des glaciers pourrait notamment avoir des effets néfastes sur l’approvisionnement en eau dans les régions arides.
Au sud de la Patagonie, près de la frontière chilienne, le parc national de Los Glaciares, créé en 1937, a été inscrit en 1981 sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cet espace abrite 47 glaciers issus du manteau glaciaire continental de Patagonie, le plus grand au monde après l’Antarctique et l’Arctique. D’une largeur frontale de 4 km et d’une hauteur de 60 m, le Perito Moreno s’étire sur 52 km et progresse sur l’un des bras du lac Argentino, entraînant dans sa course des débris de roches arrachés aux berges qui modèlent le paysage. Périodiquement, à la confluence des deux bras du lac, le glacier interrompt l’écoulement de l’eau ; la pression croissante de celle-ci sur la barrière de glace finit par la rompre, en produisant une détonation qui peut être entendue à plusieurs kilomètres alentour. Le phénomène, qui s’est produit seize fois au XXe siècle, a encore eu lieu en mars 2004. Les glaciers et les calottes polaires représentent 9 % des terres émergées du globe. Le réchauffement de la planète en partie lié aux activités humaines est susceptible, par la fonte des glaces et surtout par la dilatation de l’eau sous la chaleur, d’élever le niveau des océans de 50 cm en moyenne avant la fin du XXIe siècle, et de noyer des littoraux fertiles et habités.
Indissociables de l’immense pampa, les gauchos arborent souvent la tenue traditionnelle, chapeau noir et poncho indien bicolore. Ces cavaliers chevronnés sont issus de métissages entre les Indiens et les colons espagnols, souvent des fugitifs ou des aventuriers. Nomades épris de liberté, ils ont été en grande partie sédentarisés dès la fin du XVIIIe siècle avec l’accroissement de la propriété privée, et voués à la surveillance des troupeaux. La culture gaucha, subsistant dans les zones reculées d’Argentine, est encore liée aux estancias, ces gigantesques exploitations agricoles qui ont contribué à faire du pays le premier exportateur mondial de viande bovine durant de nombreuses années. Alors que l’Argentine est toujours le quatrième exportateur de nourriture, 20 % des enfants y souffraient de malnutrition en 2002. Depuis la crise économique et politique qui a éclaté en décembre 2001, la situation sociale ne cesse de s’aggraver. à l’heure actuelle, plus de la moitié des Argentins vivent sous le seuil de pauvreté, soit une augmentation de 40 % de 2001 à 2002.
Estivant dans l’Arctique, les baleines rejoignent les mers du Sud en hiver pour s’y reproduire. De juillet à novembre, les côtes de la presqu’île de Valdés, en Argentine, deviennent le lieu d’accouplement et de mise bas des baleines franches. Mammifère marin migrateur, la baleine a été victime jusqu’aux années 1950 d’une exploitation intensive pour sa viande et l’huile extraite de sa graisse, qui l’a menée au bord de l’extinction. Des mesures de protection accompagnent la prise de conscience internationale dès 1937. En 1982, un moratoire interdisant la chasse à des fins commerciales est déclaré, et en 1994, le sanctuaire baleinier des mers australes vient s’ajouter à celui de l’Océan Indien établi quinze ans plus tôt. En dépit de cette mobilisation, on estime en 2001 que, depuis la mise en oeuvre du moratoire en 1986, plus de 21 000 baleines ont été tuées, principalement par le Japon et la Norvège. Après des décennies de protection, 7 des 13 espèces de baleines, qui ne comptent encore que quelques milliers d’individus (10 à 60 fois moins qu’au début du XXe siècle), sont toujours menacées.
Un condor des Andes (Vultur gryphus) a déployé ses ailes de 3 m d’envergure et plane sans effort apparent au-dessus des feuillages automnaux de Patagonie. Jadis créature sacrée des Incas, le plus grand oiseau volant du monde reste un symbole vivant de la cordillère sauvage. Avant l’arrivée des colons au xve siècle, ces rapaces abondaient dans toutes les Andes, du Venezuela à la Terre de Feu en passant par le littoral péruvien. Mais, victime d’une mauvaise réputation, ce charognard a été si persécuté qu’il a disparu de nombreuses régions, notamment au Venezuela et en Colombie. De nos jours, il fait l’objet de programmes de réintroduction dans ces deux pays ; l’Argentine et le Chili conservent quant à eux des poches de population encore denses. Les rapaces ont heureusement bénéficié de campagnes de protection et de sensibilisation dans de nombreuses régions du globe et se portent mieux aujourd’hui. Mais ce n’est pas le cas de nombreuses autres espèces : 12 % des oiseaux sont menacés de disparition dans le monde.
L'Argentine est réputée pour être l'un des pays d'Amérique du Sud les plus favorables à la culture de la vigne, et la province de Mendoza un écrin aux conditions géologiques et climatiques optimales. C'est là que s'épanouit le cépage phare de la région, le malbec, dans l'une de ses plus belles expressions. Les 5 hectares de vieilles vignes de malbec de la Bodega Poesia sont cultivés sans ajout chimique, sur un sol argilo-limoneux avec graves en sous-sol. Ils donnent entre autres cette cuvée Clos des Andes, qui se révèle en 2001 particulièrement savoureuse et est aujourd'hui à parfaite apogée. Une valeur sûre, à découvrir
Une idée de dégustation ...
Volverán las oscuras golondrinas
Volverán las oscuras golondrinas
en tu balcón sus nidos a colgar,
y, otra vez, con el ala a sus cristales
jugando llamarán;
pero aquéllas que el vuelo refrenaban
tu hermosura y mi dicha al contemplar,
aquéllas que aprendieron nuestros nombres...
ésas... ¡no volverán!
J'ai bien sûr pris quelques cours d'espagnol histoire de savoir dire autre chose que Holà que tal ... une fois sur place. Dans le cadre de mon apprentissage j'ai eu à traduire ce début de poème ... pour la traduction disons que ça évoque des hirondelles .. oui je sais c'est un peu court..... mais je suis une vraie débutante ... ;-)
Le poème est de Gustavo Adolfo Bécquer
